Comment la « déconnomie » guide le monde

« La biologie de l’évolution et la psychologie cognitive ont montré que notre cerveau n’a pas été conçu pour la pensée rationnelle bien pesée ni pour l’intelligence du monde, mais pour la survie, le succès social et la reproduction. Nous sommes capables d’une grande intelligence, mais celle-ci n’est pas un réflexe. Notre pensée réflexe est truffée de biais cognitifs qui nous prédisposent aux raisonnements erronés et à l’entêtement imbécile, même lorsqu’on est polytechnicien, énarque ou prix Nobel… […] Nous extrapolons aussi souvent à tort notre expérience personnelle, qui est forcément micro-économique, pour comprendre (de travers !) des problèmes macro-économiques. Par exemple, un chef d’entreprise confronté à une récession cherche naturellement à réduire ses dépenses pour éviter la faillite. Mais si l’on en déduit que le gouvernement devrait imposer au pays tout entier une baisse générale des dépenses et des salaires, c’est une pure folie qui peut effectivement mener bien des entreprises à la ruine. »

Comment la « déconnomie » guide le monde, par Jacques Généreux

Jacques Généreux est professeur à Sciences-Po Paris. Dans « La déconnomie », son dernier essai, il vilipende la pensée orthodoxe en économie et les impasses théoriques auxquelles elle mène. En faisant appel aux sciences humaines, il explique le fonctionnement des élites et l’aliénation du peuple, tout en traçant un chemin pour les en délivrer. Entretien.

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